Une équipe du tonnerre – Volume 2

Maxime Simard, Sebastien Bouchard, François Duguay et Jonathan Dale Huard

Maxime Simard, Sebastien Bouchard, François Duguay et Jonathan Dale Huard

Entrevue avec Jonathan Dale Huard

Par Jeff Emond Jeffrey

Le boxeur Sébastien Bouchard connaît l’importance de l’équipe afin d’atteindre ses objectifs. Entraîné par François Duguay, qui n’a plus besoin de présentation, il est également épaulé par Maxime Simard et Jonathan Dale Huard. Adepte de boxe, de karaté kyokushin, Ju-jitsu et de yoga, Jonathan Dale Huard nous explique son rôle d’assistant-entraîneur et préparateur physique dans le quotidien de Sébastien.

Jonathan Dale Huard – Assistant entraîneur et préparateur physique

JEJ : Comment est venu ton intérêt pour la boxe?

Jonathan Dale Huard :
J’étais plutôt sédentaire au secondaire. Je fumais un paquet de cigarettes par jour entre 14 et 15 ans. Sous l’influence d’un ami, j’ai commencé des cours de boxe à 16 ans. Ma mère me proposa de payer mes cours si j’arrêtais de fumer. Dès lors, j’ai fait attention à moi et je suis tombé en amour avec ce sport.

J’ai moi-même trois combats amateurs et quelques-uns en karaté Shikoku et Ju-jitsu.La boxe m’a donné confiance en moi.

Plus tard, j’ai fait un diplôme d’études collégiales en administration dans le but d’ouvrir mon propre gym. Par la suite, j’ai complété mon baccalauréat en intervention sportive pour devenir préparateur physique et entraîneur à la boxe. J’ai entamé mes stages au club de boxe Empire tout près de l’endroit où je me trouvais. J’ai débuté comme bénévole sous la tutelle de François Duguay et immédiatement assisté Eric Martel Bahoeli et fait quelques camps d’entraînement avec Pier Olivier Côté.

Fabrice Akuè a été mon premier mentor dans le domaine. Ayant travaillé avec des joueurs de la ligue canadienne de football, Fabrice m’a aidé à améliorer ma façon de préparer mes athlètes.

JEJ :
Comment a commencé ton association avec Sébastien Bouchard?

JDH :
J’ai connu Sébastien du temps que je travaillais avec Pier Olivier et Eric, nous sommes rapidement devenus amis. Mon rôle de préparateur et motivateur a grandi quand Sébastien affronta Frank Galarza. J’ai fait sa préparation moi-même quand il se mesura à Cédric Spera.

JEJ : Quels types de préparation privilèges-tu pour Sébastien?

JDH :
Ce ne sont pas tous les boxeurs qui réagissent de la même façon à un programme précis. Je ne suis pas un adepte de la méthode ”Rocky” où la puissance de l’athlète est à l’avant plan. Je m’inspire des FMS et Sport Science Lab. La mentalité est de rendre l’athlète le plus efficient et efficace. Je montre à Sébastien à transférer son énergie avec ses jambes et ses mains le plus éloignées possible du corps. La force part des pieds et monte dans les hanches. Sébastien utilise de mieux en mieux son transfert de poids pour travailler dans le ring.

JEJ :
Comment Sébastien s’est-il amélioré ?

JDH :
Il apprend vite et s’améliore autant. Surtout au niveau du positionnement de ses pieds. Auparavant, Sébastien boxait avec les pieds plats comme on dit dans le métier. Ils sont devenus des ressorts afin de transférer son énergie avec efficacité. Il a une attitude positive et analyse chaque situation sous le bon angle.

JEJ :
Tu as aussi intégré le yoga à son entraînement. Cela a aidé dans quel sens?

JDH :
Pour moi, c’est un élément essentiel pour maximiser sa concentration et sa respiration. C’est excellent pour la santé du corps, le positionnement et son équilibre dans le ring. Le yoga lui a appris à se reposer comme il faut et bien récupérer.

Nous voulons bâtir une fondation solide avec Sébastien. Les types d’entraînements sélectionnés visent à éviter les blessures et que son rendement soit au maximum quand il travaille en puissance.

JEJ :
Parle-nous de l’enseignement de François Duguay.

JDH :
François est vraiment charismatique et drôle. Il m’a rapidement fait confiance et intégré à l’équipe. Ça m’a beaucoup valorisé et je dois beaucoup à cet excellent coach.

JEJ :
De nombreuses discussions entourent la grandissante possibilité d’un combat entre Sébastien et Steven Butler. Quelle serait la meilleure façon de préparer votre boxeur à défier un cogneur au style peu orthodoxe?

JDH : Butler amène une anxiété plus élevée que d’habitude. Steven a beaucoup accompli chez les amateurs et déjà dans les rangs professionnels. Pour vaincre un tel boxeur, Sébastien aurait besoin de 10 semaines de camps… d’entraînement, au moins trois fois par semaine et surtout sans avoir à travailler en même temps.

La clé du succès contre Butler serait de lui enlever l’avantage de sa grande portée. En lui mettant de la pression à l’intérieur, Sébastien l’emporterait sur lui et ne serait pas exposé à sa puissance. Je ne crois pas que Steven peut bien performer en boxant sur les talons.