Toujours Tranchant!

Donovan Razor Ruddock et Jeff Emond Jeffrey ( Crédit Photo : Pierre Lavoie de Way Productions )

Donovan Razor Ruddock et Jeff Emond Jeffrey ( Crédit Photo : Pierre Lavoie de Way Productions )

Entrevue avec Donovan Razor Ruddock

Par Jeff Emond Jeffrey

Plus que quelques jours avant le gala collision du vendredi 22 mai présenté par Promotions Coup de poing. Au cours de cette soirée, les fans auront la chance de voir en action Donovan Razor Ruddock ( 39-5-1, 30 ko’s ) , l’un des poids Lourds les plus dangereux de l’histoire. Durant les années 80 et 90, Ruddock compétitionna dans une division talentueuse composée de Mike Tyson, Evander Holyfield, James Bonecrusher Smith, Lennox Lewis, Tommy Morrison et plusieurs autres. Lors d’un entraînement devant les médias au Gym le Champion, le guerrier de 51 ans prouva qu’il était toujours vif, affamé et tranchant.

The Main Fight eut l’opportunité de s’entretenir avec Razor Ruddock sur l’ensemble de sa carrière et de son combat à venir contre Eric Barrak ( 8-2-0, 7 ko’s ) au Colisée Isabelle Brasseur de Saint-Jean-sur-Richelieu.


Jeff Emond Jeffrey :
Tu as récemment entreprit un retour sur le ring à 51 ans avec une victoire par TKO sur l’ancien champion canadien, Raymond Olubowale ( 10-7-1, 7 ko’s ). La question la plus évidente serait, pourquoi un retour et pourquoi maintenant?

Razor Ruddock :
Parce que je sais que je peux encore performer. Pour être totalement honnête, j’étais en Jamaïque quand je regardais mes amis se noyer dans l’alcool et la nostalgie. Je trouve ça triste, je ne veux pas vivre dans le passé et disparaître à petit feu comme un vieil homme. Je veux me battre aussi longtemps que je le pourrais. Je suis un boxeur et c’est ce que je serais jusqu’à mon dernier souffle. Mes réflexes y sont toujours présent et surtout ma force. Je suis dans une forme d’enfer.

JEJ :
Est-ce que les succès de Bernard Hopkins t’ont inspiré à revenir?

RR :
Absolument! Hopkins a définitivement fait mentir le temps et les experts. Je regardais ses combats avec passion et me disait que je pouvais faire de même. Toutefois, je n’ai jamais arrêter de m’entraîner.

Je suis tout de même réaliste. Je me donne 5 ans pour devenir champion du monde.

JEJ : Beaucoup de gens se demandent si l’argent n’est pas un facteur pour ton retour sur le ring.

RR :
Ça n’a rien à voir. J’ai connu quelque problèmes dans le passée, mais tout va bien depuis longtemps.

JEJ : T’a popularité n’a cessée de grandir depuis ta victoire contre James Bonecrusher Smith. De plus, tu as connu du succès contre James Broad, Micheal Dokes, Greg Page et deux excellentes performances face à Mike Tyson. Depuis quelques temps, les gens se détournent de la catégorie reine. Tes impressions?

RR : En effet. À l’époque où je fus plus actif, le niveau de compétition était tellement relevé avec des boxeurs comme Tyson, Lewis, Holyfield et bien d’autres. Maintenant, les fans ont beaucoup de mal à trouver des affrontements compétitifs. Wladimir Klitschko n’aurait jamais été aussi dominant dans les années 90. Sans compter qu’il m’évita en 1998 pour se battre contre Ross Puritty. Ce dernier lui a passé le KO alors que moi je l’aurais anéanti.

J’aurais été un champion du monde sans le moindre problème avec les Lourds de notre temps. Je peux encore le devenir. Pour en revenir à Bonecrusher et Tyson. Smith frappe durement, cependant, la puissance de Tyson est plus terrifiante.

JEJ : Tu affronteras Eric Barrak dans quelques jours, un dure cogneur du Québec. Comment anticipes-tu ce duel?

RR :
Il semble solide de ce que j’ai pu observer de lui à l’entraînement. Mais il ne m’inquiète pas tellement. Si Tyson n’est pas arrivé à m’arrêter, je ne crois pas que Barrak y arrivera. J’ai toujours mon ”Smash”, mon crochet-uppercut hybride que j’appliquerais sur Eric. Voyons comment il va réagir vendredi.

JEJ :
Considérant ton âge. Crois-tu que ton adversaire te sous-estime?

RR : Je l’espère, car il négligera beaucoup de choses dans le ring pensant que ce sera un combat facile. Je crois sincèrement que je vais lui passer le KO.