Sébastien Bouchard : Une inspiration

Sébastien ''Bouch'' Bouchard

Sébastien ”Bouch” Bouchard

Entrevue avec Sébastien Bouchard

Par Jeff Emond Jeffrey

Il est vrai que l’évidence de la vie nous échappe. Parfois elle peut éprouver plus l’un que l’autre. C’est dans ce sens que le courage de Sébastien Bouchard inspira les gens à faire face à l’adversité. Brave et combatif, le boxeur surnommé ”Boutch” doit travailler à temps plein et s’entraîner autant afin de poursuivre son rêve d’appartenir à l’élite du noble art. Ce n’est donc pas étonnant que Bouchard soit déjà appuyé par une légions de fans.

J’ai récemment eut l’opportunité de discuter avec le Super Mi-Moyens ( 154 livres ) Sébastien au sujet de sa carrière et sa source de motivation.


Jeff Emond Jeffrey :
J’aimerais connaître tes impressions sur ton dernier combat contre Denis Farias à Québec?

Sébastien Bouchard :
Je suis très content de ma performance et je me sens prêt pour des duels de dix rounds. Toutefois, j’aurais aimé terminer l’affrontement avant la limite, mais Farias possède une défensive hermétique et il ne s’était fait arrêter qu’une seule fois en 27 combats. Jamais il ne s’est compromis, car je n’ai pas eu occasion de l’atteindre avec mon arme préféré, mon uppercut.

JEJ : Qu’est-ce que ton entraîneur François Duguay à pensé de ta performance?

SB : Il a constaté l’amélioration de mon niveau d’énergie.

JEJ : Comment se déroule le quotidien d’un boxeur sans promoteur?

SB : C’est vrai, je n’ai pas de promoteur et la vie n’est pas toujours évidente à ce niveau. Dans le passé, je travaillais dans la construction, donc je devais commencer très tôt le matin pour finir tard le soir durant huit à neuf mois dans l’année. Je ne cache pas que ce fut difficile de combiner mon entraînement et mon travail, mais depuis peu, j’ai commencé un nouvel emploi au port de Québec avec un horaire normal qui me permet de boxer le matin et le soir. J’en suis vraiment content, grâce à cela, j’ai mieux performé à mes deux derniers duels.

Cependant, je ne peux atteindre le même résultat qu’un boxeur qui vit de sa passion pour le moment. C’est un défi supplémentaire que je me dois de surmonter.

JEJ :
Quels sont les avantages d’avoir un promoteur?

SB : Tu es plus protégé avec les services d’un promoteur. Je n’affronte pas des pugilistes qui possèdent des fiches montées. J’ai entendu quelques critiques sur ma force de frappe, mais cela est dû au fait que je me mesure à des boxeurs solides. Dans ce cas, un promoteur m’aurait aidé à monter une fiche et obtenir un départ plus facile chez les professionnels.

En revanche, je constate ce que j’ai accompli sans promoteur et j’en suis heureux. Je pense à mes victoires contre Frank Cotroni et Cedric Spera et je sais que le meilleur est à venir!

JEJ : D’où vient ton intérêt pour la boxe?

SB : Je suis natif de Baie-Saint-Paul et il y a un studio de boxe qui ouvrit durant 2 à 3 mois seulement, il y a longtemps. J’avais attrapé la piqûre et suite à la fermeture, je voyageais à La Malbaie plusieurs fois par semaine et éventuellement à Québec pour poursuivre ma passion.

J’étais grassouillet à 15 ans, en haut de 200 livres, donc je boxais pour être mieux dans ma peau.

JEJ : Que peux-tu nous dire sur ta carrière chez les amateurs?

SB : J’ai 125 combats amateurs avec environ 85 victoires et 40 défaites. J’ai débuté chez les Super-Lourds contre Didier Bence à la coupe du Québec. J’ai également affronté Edwin”La Bomba” Rodriguez, un des meilleurs Mi-Lourds au monde actuellement, Mikael Zewski, Mian Hussain et plusieurs autres.

JEJ : Quels sont tes impressions en constatant que tu as déjà une légion de fans?

SB : C’est fantastique! Les gens de la région de Québec sont merveilleux et j’adore parler et rire avec eux et me battre devant une foule enthousiaste. Ils me motivent énormément. J’ai travaillé fort pour me rendre à ce point dans ma carrière. Si je suis une source d’inspiration pour ces raisons, c’est plus que positif pour moi.

JEJ : Quelle serait ta plus grande qualité dans le ring?

SB : Ma capacité d’ajustement. Il m’arrive de perdre un ou deux rounds au départ, mais je trouve rapidement les solutions pour vaincre mon adversaire.

JEJ : Quel boxeur t’inspire le plus?

SB : Arturo Gatti pour son courage. Il n’était pas le plus technique des boxeurs, cependant, Gatti avait le coeur grand comme la terre.

JEJ : Qu’aurais-tu de besoin pour passer à une étape supérieur dans ta carrière?

SB : Un combat pour un titre nord-américain contre un adversaire notable comme un Steven Butler par exemple . Un promoteur pourrait m’aider à obtenir ce genre d’affrontement.

JEJ : Merci beaucoup Sébastien et bonne chance!

SB : C’est un plaisir!