Revenir en force

Eric Barrak ( 8-2-0, 7 ko's )

Eric Barrak ( 8-2-0, 7 ko’s )

Entrevue avec Eric Barrak

Après deux revers consécutifs, le cogneur de St-Côme croit qu’il peut remettre sa carrière sur les railles, ce qui est loin de l’impossibilité considérant sa terrifiante force de frappe. Au départ, Barrak ( 8-2-0, 7 ko’s ) devait se mesurer à Steve Bossé, un combattant des arts martiaux mixtes pour la bataille de la rive-sud. Suite au retrait de Bossé, c’est nul autre que Donovan Razor Ruddock ( 39-5-1, 30 ko’s ) qui sera opposé à Eric ce vendredi au gala Collision présenté par les promotions coups de poings. Malgré ses 51 ans, Barrak devra redoubler de prudence pour contrer le fameux ”Smash” de Razor.

The Main Fight eut l’opportunité de s’entretenir avec Eric au sujet de son affrontement face à l’homme qui refusa d’abdiquer contre Mike Tyson, James Bonecrusher Smith et plusieurs autres.

Jeff Emond Jeffrey : Quelle évaluation fais-tu de ta dernière performance contre Oscar Rivas?

Eric Barrak : C’est un boxeur plus rapide que je pensais et il cogne dure. Rivas m’a fracturé la joue avec une droite au début du combat, donc ça m’a distrait. J’ai dû prendre quelques mois de repos pour une guérison complète.

JEJ : Au préalable, tu devais d’affronter Steve Bossé qui s’est retiré de la carte pour se battre en UFC. Tes commentaires?

EB : J’ai trouvé cela injuste. Ce combat était signé depuis janvier et moins de trois semaines avant le combat, Steve en signe un autre avec la UFC, négligeant ainsi notre entente. Nous étions supposés boxer dans le duel principal de la soirée dans sa ville de Saint-Jean-sur-Richelieu en plus. Cette carte fut créer pour lancer sa carrière dans la boxe professionnel et il m’a laissé tomber moi et les fans qui désiraient le voir. Je n’avais aucune idée si j’allais me battre suite à son désistement. C’est un faux pas de sa part, mais ce n’est pas à moi de décider des conséquences.

JEJ : Quels sont les options que le promoteur Michel Croteau te proposa pour sauver la carte?

EB : Plusieurs noms m’ont été proposés, tels que Wayne John, Shannon Briggs et Donovan Razor Ruddock. Malheureusement, Wayne avait déjà des engagements avec Jason Douglas à Winnipeg. C’est à ce moment que nous avons contacté Razor Ruddock.

JEJ : Comment anticipes-tu ton duel contre Ruddock?

EB : J’ai beaucoup de respect pour lui. Je sais qu’il est âgé de 51 ans, il reste cependant un redoutable cogneur. J’ai grandi en regardant ses combats contre Tommy Morrison, Mike Tyson et plusieurs autres vedettes des grandes années des Lourds. C’est un honneur de monter dans le ring avec lui. J’ai une belle victoire contre Eric Butterbean Esch en MMA, donc je m’attend à battre Ruddock le 22 mai.

JEJ : Quelle est ta stratégie. Pour être plus spécifique , comment éviteras-tu son crochet-uppercut de gauches surnommé le Smash?

EB :
Il n’est pas évident d’éviter un tel coup, car on ne le voit pas venir. C’est pour cette raison que j’ai pratiqué mon sparring avec des partenaires d’entraînement qui lançaient beaucoup d’uppercuts. Toutefois, je qualifierais sa performance contre Raymond Olubowale de médiocre, jusqu’au moment de son fameux Smash durant le cinquième round. La dernière chose qu’un boxeur perd avec l’âge est sa force de frappe. Alors, je me dois de redoubler de prudence et garder ma main droite bien haute pour bloquer ce genre de coup.

JEJ :
Crois-tu que tu te retrouves dans une situation perdante peu importe ce qui se passera vendredi soir. Bien des gens pourrait affirmer qu’une victoire face à un homme de 51 ans, inactif depuis 14 ans aurait peu de valeur? D’un autre côté, ces mêmes personnes ne seraient pas tellement surpris d’une défaite face à un boxeur de sa réputation.

EB : Les critiquent existeront toujours, elles font partie de la boxe. C’est un honneur pour moi de me battre contre Ruddock. Considérant sa grande expérience dans ce sport, ce serait une superbe victoire pour repartir en force. J’espère que les gens présent lors du combat s’amuseront, c’est ce qui est le plus important dans cette histoire. Je ne reculerais jamais devant un défi.