« Ne laissez jamais les autres vous décourager » – Bernard Hopkins

Bernard Hopkins

Bernard Hopkins

Entrevue avec Bernard Hopkins

Par Jeff Emond Jeffrey

N’ayant nullement besoin de présentation, le légendaire Bernard ” The Executionner ” Hopkins participa à la promotion du combat tant attendu entre David Lemieux et Hassan N’Dam N’Jikam. B-Hop était à Montréal pour appuyer et encourager Lemieux à devenir la prochaine étoile des poids Moyens, tout comme il le fut jadis. Champion de cette prestigieuse catégorie durant douze années, Hopkins se trouve en excellente position pour conseiller le jeune tigre de Camille Estephan.

The Main Fight eut l’opportunité de discuter avec Bernard au sujet de sa situation actuelle sur sa carrière, de Lemieux et des jeux de coulisses entre Adonis Stevenson et Sergey Kovalev.


Jeff Emond Jeffrey :
La boxe au Québec connu un essor fulgurant depuis ton affrontement contre Jean Pascal en décembre 2010. Depuis, les réseaux tels que HBO et Showtime et les stars comme Kovalev se retrouvent fréquemment dans la belle province pour y présenter des galas relevés en émotions. Est-ce que tu t’accordes du mérite au fait que le Québec soit maintenant une destination internationale du noble art?

Bernard Hopkins : Je suis heureux de faire partie de l’histoire de la boxe d’ici et ses succès suivant mes combats avec Jean Pascal. Il faut rendre hommage à Jean dans ce sens, puisque cette période effervescence de la boxe canadienne n’aurait eut lieu sans sa victoire contre Chad Dawson.

JEJ : Quels conseils as-tu donné à David pour l’ensemble de sa jeune carrière ?

BH : Je lui ai dit de ne jamais laisser les autres le décourager. Il y a quelques temps, Lemieux eut des moments difficiles suite à ses revers contre Marco Antonio Rubio et Joachim Alcine. Beaucoup affirmaient que c’était la fin pour lui. Il a bien rebondi et je suis confiant qu’il va le remporter sur N’Dam.

Presque tous m’ont mentionné que jamais je n’arriverais à rien dans ma vie. Je suis sorti de prison pour devenir boxeur professionnel à l’âge avancé de 25 ans pour démarrer une carrière dans le sport le plus demandant du monde. Je suis content que ma mère ait vu mes succès.

JEJ :
Quand est-il de ta carrière sur le ring. Remonteras-tu dans le ring?

BH : Oui. J’ai plusieurs options que j’analyse avec HBO et je ferais une annonce en juin pour dévoiler mes plans pour l’automne. Je n’ai personne encore de spécifique comme adversaire. Je me plais en tant que commentateur, mais je serais toujours un boxeur avant tout. Je n’ai pas fini de marquer l’histoire.

JEJ :
Beaucoup de fans sont déçus de constater l’impasse dans le dossier Kovalev-Stevenson. Quels sont tes impressions ?

BH :
Je crois qu’il y existe des négociations en dessous de celles que les gens voient dans les médias. Duva et Haymon se sont sûrement entendus pour remettre ce combat sur les rails dans quelques mois. Le combat aura lieu. Haymon ne veut pas que Stevenson affronte Kovalev, car il sait trop bien que le champion de la WBC n’a pas ce qu’il faut pour battre Krusher. D’après mon expérience et ma connaissance de la business, Kovalev ou Main Events a reçu un chèque de Haymon pour patienter.

Cependant, Adonis Stevenson ne devrait pas se promener à Montréal en affirmant qu’il est un champion du monde quand il refuse de se mesurer à Kovalev. Je n’ai pas eu peur de l’affronter à mes 50 ans! Stevenson n’a pu coucher Sakio Bika avec toute sa puissance. Bika ne possède pas une grande défensive et n’est pas un Mi-Lourds. Kovalev détruirait ce type!

Dans ce cas, il faut donner beaucoup de crédit à Jean Pascal d’avoir eu le courage de défier cette machine de guerre. Je pense qu’un duel entre Pascal et Stevenson serait intéressant pour tout le monde en ce moment.

JEJ :
Pourtant, Adonis refusa de se mesurer à Pascal.

BH : Je ne suis pas surpris. Stevenson est beaucoup trop immobile, alors que Pascal lance de tous les côtés. Adonis trouverait Jean terriblement compliqué.