Je suis en paix avec moi-même ! – Stéphane Ouellet

Stéphane Ouellet. crédit photo : Herby Whyne

Stéphane Ouellet. crédit photo : Herby Whyne

par Jeff Emond Jeffrey

C’est un Stéphane Ouellet bien avec lui-même qui s’est présenté devant les médias. En effet, Le Poète respirait la sérénité en vue de son grand retour samedi soir après dix années loin du ring. Peut être plus, si l’on considère qu’il n’a fait que trois rounds dans ses deux derniers combats contre Joachim Alcine en 2004 et Omar Sheika en 2001. La relève de la boxe comme Antonin Décarie et Kevin Bizier ont tous été inspirés par ce véritable champion du peuple.

En cette journée émouvante, le Poète accepte de nous accorder quelques instants.

Jeff Emond Jeffrey : Bonjour Stéphane! Comment vas-tu?

Stéphane Ouellet : Je suis heureux et je suis très positif.

JEJ : Que symbolise le combat de samedi pour toi?

SO : C’est un défi pour moi. Cette fois j’ai réussi à aller jusqu’au bout de mon entraînement. Les autres fois, je n’y étais pas arrivé parce que j’avais peur. Peur d’échouer, peur de décevoir, toutes les choses qui nous font reculer dans la vie. J’ai retrouvé mon courage et j’y suis allé jusqu’au bout. Je suis très fière de moi.

JEJ : Bien que ce combat soit un défi. Qu’est-ce qui le distingue des autres que tu as livrés?

SO : Je me suis longtemps battu par amour du sport. C’est encore le cas, mais cette fois je boxerais un peu plus pour moi, pour avoir le cœur en paix. Je veux donner un bon spectacle et aussi que les gens passent une belle soirée.

Mes combats contre Sheika et Alcine s’étaient déroulés dans la chicane et un nuage de négativisme. Je veux terminer sur une note positive, entrer à Montréal la tête haute et sortir de la même façon.

JEJ : Comment ton entourage t’a aidé dans ta préparation autant physique que mentale?

SO : Michel Desgagné et un excellent entraîneur et ami. Ma copine me supporte beaucoup également et plusieurs autres très proche de moi comme Claude McKinnon. Ma mère m’a dit cette cette semaine qu’elle était vraiment fière, ça fait du bien à entendre. En plus, mon fils Jim de 19 ans, qui un soldat dans l’armée canadienne, part de Kingston pour me voir performer samedi. Je ne peux pas en demander plus.

Physiquement, je suis en excellente forme et je me devais de l’être. Parce que je respecte les spectateurs et je me suis préparé en conséquence de leur offrir un beau spectacle. Malgré mes 43 ans, j’ai toujours mon jab qui marche à merveille.

J’ai fais 10.3 km de jogging très souvent lors de mon entraînement. J’allais chez ma belle-mère prendre un petit café et je revenais au gym de Michel aussitôt, reprendre la boxe là-bas.

JEJ : Que réponds-tu aux gens qui se désolent de te voir revenir?

SO : Ils ont le droit de penser comme ça, je ne suis pas obligé d’écouter ces critiques. Je respecte leurs opinions, mais ça reste mon combat, mon but. Je pense positivement et tout va bien aller.

JEJ : Que sais-tu de Cedric Spera?

SO : Il est technique et aussi agressif par moment. Il alterne entre les deux styles, alors je vais le contrôler avec mon jab.

JEJ : Boxeras-tu de nouveau après samedi?

SO : J’aimerais bien. Pour l’instant, je vais prendre ça une journée à la fois.