Hopkins d’abord! Stevenson et Beterbiev suivront – Sergey Kovalev

Sergey Kovalev, champion WBO des Mi-Lourds

Sergey Kovalev, champion WBO des Mi-Lourds

Par Jeff Emond Jeffrey

À l’aube de l’unification de trois des quatre titres de la division des Mi-Lourds entre Bernard Hopkins et Sergey Kovalev, le Krusher est présentement à Big Bear, Californie pour sa préparation. En effet, le titan russe devra user tout son arsenal pour venir à bout de l’homme qui ne cesse de faire mentir les experts et le temps. Cependant, Kovalev détient une motivation supplémentaire pour accomplir son rêve, il sera père dans quelques heures à peine, puisque sa compagne Natalya donnera naissance à leur premier enfant. Malheureusement, Sergey ne pourra être auprès de la femme qu’il aime. Toutefois, il affirme qu’il gagnera pour son fils.

Bien que Sergey se concentre sur exclusivement sur Hopkins, son ambition d’unifier les quatre couronnes de la division demeure. Une seule échappera à son contrôle le soir du 8 novembre, celle détenue par Adonis ”Superman” Stevenson.

The Main Fight eut l’occasion de s’entretenir avec le champion de la WBO en vue de cet affrontement.

Jeff Emond Jeffrey : Bonjour Sergey! Comment vas-tu?

Sergey Kovalev : Je suis prêt pour la guerre ( rires )!

JEJ : Quand as-tu vu Bernard performer pour la première fois?

SK : J’avais environ 15 ans. Il se défendait son titre de l’IBF des Moyens lors de son deuxième affrontement contre Robert Allen. Il avait déjà réussi plusieurs défenses de sa couronne.

JEJ : À maintes reprises, Hopkins à réussit à déjouer les prédictions des experts. La moitié de sa carrière se déroula en combats de championnats. D’un autre côté, 92% de tes victoires sont par knockout. À la lumière de ces faits, crois-tu que ta puissance sera suffisante pour disposer du ”Alien”?

SK : Beaucoup de boxeurs ont sous-estimés Bernard. Antonio Tarver, Kelly Pavlik, Jean Pascal et bien d’autres. Ce n’est pas mon cas. Nos styles diffères, Hopkins est rusé, endurant et défensif. Moi, je suis offensif et travaille en combinaisons. J’ai besoin de lui faire mal tôt dans le combat pour l’empêcher de penser et de s’ajuster.

JEJ : Envisages-tu de lui passer le knockout?

SK : Je sais qu’il va s’y attendre, il est très intelligent, c’est une légende. Il faut l’être pour arriver à obtenir trois titres à presque 50 ans. C’est pour cette raison que je me prépare pour une bataille de douze rounds. C’est pour cela que je m’entraîne à Big Bear, pour renforcer mon conditionnement. Nous sommes totalement isolés ici, donc forcés de travailler encore plus fort. Si le knockout survient, tant mieux, je serais content et mes fans aussi.

JEJ : Le plan initial de cet automne devait présenter un combat d’unification avec Adonis Stevenson. Est-ce que Superman demeure dans tes plans?

SK : Stevenson a choisit Showtime pour m’éviter. Je représente un risque évident pour lui, puisque que j’ai beaucoup plus d’expérience et de succès dans les rangs amateurs. Il possède une grande puissance, mais seulement de sa main gauche, tandis que je cogne solidement des deux mains. Il a été mal conseillé par Al Haymon et il en paye le prix aujourd’hui en regardant passer la parade. Sans oublier que son étoile brille de moins en moins depuis son duel face à Andrzej Fonfara. Mais il détient quelque chose que je veux, le titre de la WBC. Je veux les quatre couronnes.

JEJ : Le mois passé, ton rival des rangs amateurs, Artur Beterbiev procédait à la destruction de l’ancien champion du monde de l’IBF, Tavoris Cloud. Crois-tu qu’il a sa place parmi l’élite des Mi-Lourds et souhaiterais-tu l’affronter?

SK : J’ai vu le combat et je le félicite. C’est en affrontant les meilleurs qu’on le devient à son tour. Artur a compris cela très tôt dans sa carrière professionnelle. Cependant, Cloud n’avait pas gagné un combat depuis Yusaf Mack en 2011. Selon moi et plusieurs autres, il n’aurait jamais dû être déclaré gagnant contre Gabriel Campillo. Je n’ai eu aucun mal à détruire Campillo.

Il fait bel et bien parti de l’élite. Encore quelques combats de sa part et ce serait bien de s’affronter à nouveau. Pour l’instant, je me dois de penser à ma bataille contre Hopkins.

JEJ : Tu seras père dans quelques heures seulement. Quels sont tes impressions?

SK : Moi et ma femme sommes vraiment comblés. Toutefois, c’est difficile pour Natalya puisqu’elle est à Los Angeles et que je dois rester ici m’entraîner. Ce n’est pas évident pour ma part non plus, mais je me dois d’unifier les titres et d’assurer la prospérité de ma famille. C’est pour cette raison que je fais ce sacrifice. Je vais voir mon petit garçon par Skype sous peu.

JEJ : Lui avez-vous choisi un nom?

SK : Pas encore. Quand je vais le voir, je crois que son nom sortira naturellement.

JEJ : Merci Sergey et bonne chance.

SK : C’est un plaisir!