Beterbiev et les raisons de son départ

Beterbiev lors de son combat contre Page Jr

Récemment, Le Rocket Russe Artur Beterbiev manifesta son désir de quitter GYM afin de continuer sa carrière sous d’autres horizons, K2 promotions se montre plus qu’intéressé. Mécontent de son association avec Anna Reva, le champion amateur 2009 souhaitait (et c’est toujours le cas) remporter sa première couronne le plus rapidement possible, donc il demeura avec Yvon Michel.

Beterbiev brilla avec des victoires sur Gabriel Campillo et Tavoris Cloud, deux anciens champions. Déjà au tout début de sa carrière il s’imposa comme l’ultime rival au Titan Sergey Kovalev qu’il avait vaincu chez les amateurs.

À cette époque, l’entraîneur d’Artur, Marc Ramsay affirmait qu’il n’était pas nécessairement pressé de faire de son boxeur un champion du monde. Toutefois, Ramsay réalisait que Beterbiev était fin prêt à se mesurer et dominer sa division. Donc, pourquoi attendre ?

Attendre semble être la définition d’Al Haymon qui impose son horaire et ses choix à GYM qui se trouve infecté de ce virus par l’entremise d’Adonis Stevenson qui introduit Haymon au Québec. Depuis ce temps, les combats compétitifs se font rares.

Résultant de cela, la qualité d’adversaire de Beterbiev diminua ce qui attisa sa frustration. Contrairement à Stevenson qui se contente d’affronter de l’opposition questionnable, Artur veut plus. Il se souci vraiment se sa réputation, ce qui est admirable dans l’univers de la boxe de notre génération.

Après avoir affronté ou mieux terrasser des athlètes tels que Alexander Johnson, Ezequiel Maderma, Isidro Pietro et malmené Jean Pascal en sparring, Artur espérait une glorieuse carrière. Beterbiev n’a pas aimé les manœuvres de GYM le concernant. Plusieurs combats intéressants contre Erik Skoglund, Marcus Browne et Sullivan Barrera auraient pu se concrétiser, mais à chaque fois, nous entendions une raison revenant trop souvent ; l’adversaire demande trop d’argent.

Cette tactique, veille comme le monde incite les potentiels rivaux du Rocket Russe à se désister car on offrait en réalité un montant ridicule. Suite à cela, il est facile d’affirmer que tout le monde à peur.

En définitive, Artur se trouve à affronter Enrico Koelling, un pugiliste loin, mais très loin de son niveau. Pourtant, ce combat se positionne en éliminatoire au titre de l’IBF des Mi-lourds entachant ainsi sa crédibilité. Artur Beterbiev souhaite désormais partir. Qui peut le blâmer ?