‘’Batyr est très déterminé’’ – Stéphane Larouche

Batyr Jukembaev et Stéphane Larouche

Batyr Jukembaev et Stéphane Larouche

Entrevue avec Stéphane Larouche

Par Jeff Emond Jeffrey

Étant l’entraîneur ayant connu le plus de succès dans l’histoire du Québec avec des champions tels que Eric Lucas, Lucian Bute, Leonard Dorin et Adrian Diaconu, la réputation de Stéphane Larouche n’est plus à faire. En septembre dernier, Larouche et Anna Reva nous présentèrent Batyr ‘’777’’ Jukembaev, un multiple champion national issu du Kazakhstan, une ancienne république soviétique. Bien que la malchance prit le dessus sur la première sortie de ‘’777’’, Larouche affirma cette semaine qu’il tient en main un futur champion du monde. À cet effet, Batyr n’est que le début pour Larouche et Reva, car le but ultime reste la création d’une filière entre le Kazakhstan et le Québec en matière de boxe et peut-être même au-delà.

The Main Fight eut l’opportunité de discuter avec Stéphane Larouche au sujet de Batyr et ses futurs projets.

Jeff Emond Jeffrey : Tout d’abord Stéphane, comment Batyr progresse-t-il dans son rétablissement suite à sa blessure ?

Stéphane Larouche : Il va de mieux en mieux, il a recommencé à boxer. Il est revenu en début janvier après avoir été opéré au Kazakhstan en octobre. Les gens d’Actiforme s’occupent de son rétablissement.

JEJ : Quelle était la nature et la gravité de sa blessure ?

SL : Une importante déchirure ligamentaire.

JEJ : Comment était son moral ?

SL : Batyr possède un moral d’acier. Quand il est revenu à Montréal, il m’a confié se sentir chez lui et avait vraiment hâte de revenir au gym. Je dois l’empêcher de trop s’entraîner parfois car il est absolument affamé de boxe.

JEJ : Comment entrevois-tu son avenir ?

SL : Batyr est extrêmement doué et détient le sens des distances dans le ring comme l’ensemble des boxeurs du Kazakhstan et même comme Lucian Bute à son meilleur. Les gens vont apprécier le voir performer de part sa félinité et subtilité. C’est un gaucher ayant un côté magique avec sa puissance, sa précision et son exécution.

JEJ : Quels types d’entraînements privilèges-tu pour Batyr à ce stade de sa réhabilitation ?

SL : Pas de sparring pour le moment, mais beaucoup de pads et du sac.

JEJ : Quand serait-il prêt pour un retour au ring ?

SL : En milieu ou fin mars nous commencerons à regarder des dates possibles.

JEJ :
Batyr souhaitait affronter de nouveau Noel Mejia Rincon. Est-ce dans les plans ?

SL :
Oui ce sera Rincon car nous voulons effacer à tout prix ce mauvais souvenir. Mais tout cela sera un concours de circonstances. Il est fort possible que Batyr effectuera ses débuts en Europe.

JEJ :
Comment se déroule la complicité entre toi et Anna Reva, la manager de Batyr ?

SL : Très bien, nous apprenons à nous connaître. Notre but est d’établir un plan d’affaires afin de signer d’excellents pugilistes venant du Kazakhstan et de partout dans le monde. Il s’agit de créer un empire en recrutant une équipe solide. Anna possède un charisme incroyable. Les boxeurs qui s’entraînent au gym regardent la façon dont elle s’occupe de Batyr et ils souhaitent se joindre à son équipe. Elle est tellement organisée et généreuse. Elle se soucie beaucoup de ses boxeurs comme une bonne manager doit le faire.